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L'histoire de Beliala

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Atti

L'histoire de Beliala

Messagepar Atti » sam. 21 janv. 2017 07:52

L’histoire de Beliala.

1ére partie

Je vais vous conter une première partie de l’histoire de la Khajiit Beliala, de son vrai nom Daro’Beliala.

Née il y a de cela une trentaine d’années de nos jours mais à une date précise inconnue, dans la province d’Elseweyr , au sud de Tamriel. Au sein d’un clan descendant direct de la race Cathay-Rays, les plus grands et forts Khajiits que ce monde est porté.

La jeune khajiit issue de l’union de sa mère Ko-Habasi , grande prêtresse de Riddle’Tar appelé aussi Dieu du sucre et de son père Dar’Dirr ou appelé par ses compagnons de bataille ″Dar dur″ en raison du nombre exorbitant de picots qu’il avait sur son pénis,qu’il aimait tapoter sur la joue des ennemis vaincus après le combat, une sorte de biffle d’humiliation. C’était un guerrier tout d’abord, il ne s’investit que très peu dans la vie de sa fille préférant toujours la bataille à la vie au village, au foyer.Il était là quand il le fallait pas plus pas moins.

Elle vécut une enfance heureuse entre son village niché au cœur d’une forêt verdoyante , entouré d’arbres gigantesques,de végétations luxuriantes , offrant à qui sait voir multitudes de trésors inattendus .

La seule tâche d’ombre au tableau de cette enfance dorée, fut la mort brutale de son grand père ″Dro’Zin ″,auquel elle ressemblait trait pour trait mais en femelle. Elle avait une relation particulière avec ce vieux briscard, il l’emmenait régulièrement sur la côte de Topal pour des excursions dont lui seul avait le secret, lui apprenant les rudiments de la chasse , de la pêche, du larcinage et du combat , lui livrant tripotée de conseils , et transmettant du mieux qu’il pouvait sa grande expérience dans ces domaines.
Le moment le plus mémorable était la fois où il lui appris à chasser le cerf à l’étouffée, technique qui consiste à sauter au cou de la bête et lui serre le gosier si fort que la mort par asphyxie est rapide et silencieuse.

Mais ces moments de grande aventures furent donc stopper net quand elle n’avait encore qu’une dizaine d’années. Le patriarche allait de temps en temps dans la grande ville proche : Alabaster.
Il y comme il aimait le dire « aller faire ressortir le fauve de sa cage » , ce qui se résumait à une virée des tavernes, antres des voleurs et autres lieu clandestins dont regorge la cité.
C’était un khajiit comme on en fait plus, d’un pelage blanc comme les premières neiges des monts d’Hrothgar. Il était l’archétype des Cathay-Rays, à faire pâlir d’envie n’importe quel autre de sa race. Sa force n’avait que d’égal son agilité , son habileté et surtout son appétit de skooma. Il était un guerrier émérite et confirmé, mais c’était rangé depuis bon nombre d’années pour diriger le clan et savourer les plaisirs simples de la vie.
Un soir de ces virées endiablées en ville , il s’adonnait à un de ces plus grands plaisirs à savoir la consommation de skooma à la pipe en verre dans une petite salle confinée où l’accumulation de la fumée permettait à ses usagers de communier au plus fort avec le Dieu Sucre et de surtout d’être dans un état proche de la folie .
Ce fameux soir , un argonien du nom de Teekeeus, s’était joint au petit groupe de fumeurs de skooma habituel, et alors que Dro Zin s’apprêtait à partir les poches et sacs pleins, le reptilien lui demanda de rester un peu car il n’était pas poli de quitter la salle sans payer une dernière tournée, ce à quoi il répondit que l’intégralité du skooma fumé était à lui et qu’il n’avait pas à justifier ces actes auprès d’un vulgaire sang froid à la langue sifflante. Le ton montant rapidement jusqu’au moment Dro’Zin lui saisit le coup comme à la chasse à l’étouffée quelques instants pour faire comprendre à l’argonien que le débat était vain et le combat perdu d’avance. L’argonien alla se rasseoir sans dire mot. Une fois , sorti, Dro Zin prit une rasade de rhum pour se mettre en train et regagner son foyer après son périple citadin.

Au détour d’une ruelle, il se sentit faible, commença à chanceler , ses puissants muscles ne le portaient plus, il avait l’impression d’une pesanteur dans tout son corps quand il entendit la voix qu’il avait fait taire quelques minutes auparavant, il se raillait de lui , le vil argonien empoisonneur, en effet , Dro Zin vit un peu tard une nuance de couleur dans son pelage , qui luisait comme de l’ébène huilée sous la pâleur de la lune. Il s’agissait d’un pic enduit d’un puissant poison , qui terrassa le puissant félin en quelques dizaines de secondes. Sa sarbacane à la main, Teekeus se saisit du skooma et de l’or qui gisait à terre prés de la dépouille du kahjiit.

L’histoire contée à la jeune Beliala fut toute différente pour ne pas heurter l’image de son grand père et modèle, l’impasse fut faite sur la consommation des psychotropes, mais pas sur la traîtrise dont font preuve les Argoniens. Depuis ce jour , Beliala voue une haine hors normes pour ceux qu’elle appelle les esclaves à écailles puantes.

Hormis,cet épisode tragique, l’enfance de Beliala, fut bercée par l’apprentissage de la langue khajiit le Ta’Agra distillée par les mères des clans, et le culte des 2 lunes Marser et Secunda dont sa mère était prêtresse .
Après l’école , le jeune khajiit rejoignait sa mère dans le temple, lieu féerique pour l’enfant dont les dorures et pierres précieuses avaient un effet hypnotique sur la fillette, qui n’en avait en vérité que peu à faire des divinités mais qui vouaient plutôt une admiration sans faille pour les belles choses dont regorgeait ce temple aux piliers de marbre blanc nacre encré de jades et de saphirs.
Mais ce qui réjouissait plus Beliala que la contemplation des joyaux du temple, c’était la chasse.

Elle pouvait passer des heures tapis dans les herbages à attendre le bon moment , bien des moments épiques de chasse seraient plaisants à conter tant les trophées furent nombreux et rares. Cependant, si une seule histoire devait être choisie se serait la suivante.

Une après-midi chaude de l’été, Beliala a presque atteint sa taille d’adulte, elle entre dans sa 13 éme année de vie.Comme à son habitude s’est éloignée du village en direction de la côte , afin de ramener un trophée toujours plus incroyable et démontrer à ses acolytes masculins qu’elle est la meilleure chasseuse du clan de façon indiscutable.
Elle s’était arrêter dans sa traque pour manger un peu , les fruits d’une vigne sauvage, adossée à un arbre centenaire , quand soudain elle lâcha un juron de surprise et bondit en arrière, son épée sortant en un éclair de son fourreau , comme une terrible apparition surgissait de la jungle de fougères et poussait un cri de haine inarticulé.
Elle leva les yeux du sol, et aperçut ce qu’elle prit tout d’abord pour un sauvage ou un fou,l’homme s’avance dans une attitude menaçante, il était puissamment bâti et des traînées de sang séché recouvraient une partie de son torse nu et de ses membres. Ses yeux injectés de sang flamboyaient, tels des charbons à l’éclat bleuté.La joie sanguinaire de l’étranger était terrible à contempler même pour un brave comme Beliala, ses mâchoires remuaient spasmodiquement et de la bave recouvrait ses lèvres noircies.
″N’approche pas″ lui lança la khajiit, en dépit de la terreur qu’inspirait son allure, elle était plus que jamais prête à livrer combat, se remémorant chaque conseil de son défunt grand père.
Les lames flamboyèrent et s’entrechoquèrent rapidement, donnant l’impression d’à peine se toucher pour s’écarter aussitôt , puis l’épée de Beliala, jaillit comme l’éclair pour s’abattre sur l’épaule du barbare ensanglantée, par-dessus le craquement de son chandail, elle entendit distinctement la lame fracasser l’os de l’épaule, le sang se mit à jaillir. L’étranger se mit à vaciller , le combat tourna alors à la boucherie, forcenée et sanglant, provoquée par une rage farouche.
Une fois ce moment de pure d’égarement bestial passé, elle asséna un dernier coup de lame qui retentit avec fracas , semblant à un coup de merlin du bûcheron.
A cet instant précis, elle comprit quelle puissance était enfouie en elle, et qu’un avenir empli de combats lui était réservé.
L’année suivante , elle se mit en marche afin de découvrir le monde et de se confronter à lui, voulant servir une grande cause mais ne sachant pas encore laquelle. La jeune Beliala prit la route pour ne la quitter que bien des années plus tard quant elle trouva le Dolmen des deux lunes .

La première étape de ce long voyage fut au Val Boisé, où elle découvrit la culture du sucre lune et sans le savoir suivait donc les traces de Dro’Zin en explorant la consommation intensive de skooma. Le sucre lune du Val était le meilleur de tout Tamriel, son arôme n’avait d’égal que sa puissance psy-active.

Elle passait sa journée dans les champs à travailler en fumant, éveillant ces sens au délire et à la jovialité excessive que procure ce fabuleux produit.Connaissant bien la nature, elle eut rapidement de quoi commencer le commerce de son ″potager″, les profits s'accumulaient , la modeste toile de tente fut bien vite remplacé par une bicoque en dur. L’installation grandissait , mais ce n’était pas suffisant, l’aventure lui manquait de surcroît. A peine huit mois après son arrivée au Val , s elle reprit donc la route quelques mois plus tard chargé de sacs de sucre lune et des meilleurs plans qu’elle put récolter, accompagné de pots remplis de la terre la plus fertile afin de s’installer en ville et développer un commerce qui serait sans nul doute florissant , et pourquoi pas de rassasier sa soif de périls et surtout son envie d’humilier au tant que possible les Argoniens qu’elle rencontrerait.

Fin de la 1ére partie.
To be continued...


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Modifié en dernier par Atti le ven. 10 févr. 2017 22:17, modifié 1 fois.

MiniJa

Re: L'histoire de Beliala

Messagepar MiniJa » sam. 21 janv. 2017 10:15

Stylé ! J'adore la description du père moi ! XD


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